SOPK : intérêt des Omega-3

Les EPA et DHA jouent un rôle essentiel dans la construction des membranes cellulaires, la régulation de l’inflammation, le fonctionnement cérébral et hormonal.
Autrement dit, ils influencent directement la manière dont nos cellules communiquent, se défendent et réagissent aux signaux hormonaux — trois aspects clés dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

D’abord, c’est quoi exactement les oméga-3 ?

Les oméga-3 sont des acides gras essentiels, c’est-à-dire des graisses indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, mais que notre corps ne sait pas fabriquer tout seul.
Ils doivent donc être apportés par l’alimentation (ou, si besoin, par la supplémentation).

On distingue trois formes principales :

  • ALA (acide alpha-linolénique), présent dans certaines graines et huiles végétales (lin, colza, noix chia) 
  • EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque), que l’on retrouve surtout dans les poissons gras et les huiles marines.
 Comment agissent les oméga-3 dans le SOPK ?

1. Ils calment l’inflammation silencieuse

Le SOPK s’accompagne souvent d’une inflammation de bas grade, discrète mais constante, qui perturbe les hormone et le métabolisme. Les oméga-3, et surtout l’EPA, remplacent dans nos cellules certaines graisses pro-inflammatoires (oméga-6 en excès) et freinent la production de cytokines, ces petites molécules responsables de l’inflammation.

Résultat : un organisme moins “en feu”, un terrain hormonal plus stable, et souvent moins de symptômes. 

2. Ils améliorent la sensibilité à l’insuline

Beaucoup de femmes avec un SOPK présentent une résistance à l’insuline : le corps doit produire plus d’insuline pour réguler la glycémie, ce qui favorise la prise de poids et stimule la production d’androgènes (hormones “mâles”).
Les oméga-3 rendent les membranes cellulaires plus souples, ce qui améliore la communication entre l’insuline et les cellules.

3. Ils aident à rééquilibrer les hormones

En apaisant l’inflammation et en améliorant la sensibilité à l’insuline, les oméga-3 contribuent à rétablir un équilibre hormonal plus harmonieux.
Plusieurs études ont montré une baisse de la testostérone totale et une hausse de la SHBG, la protéine qui “neutralise” l’excès d’hormones androgènes.

Comment les intégrer naturellement ? 
  •  Mangez du poisson gras et des algues (sardines, maquereaux, saumon sauvage, hareng, anchois) 1 à 2 fois par semaine.
  • Ajoutez des sources végétales d’oméga-3 (graines de lin, chia, noix et leurs huiles) 
  • Une supplémentation en oméga-3 marins ou d’algues peut être envisagée
  • Limitez les oméga-6 (huile de tournesol, maïs, soja), les viandes d’élevage intensif, les produits transformés qui, en excès, entretiennent l’inflammation.
 

Sources : 

  1. Yang, Y. et al. (2021)Effects of omega-3 fatty acids supplementation on metabolic and hormonal profiles in women with PCOS: A systematic review and meta-analysis. Reproductive Biology and Endocrinology, 19(1), 160. 
  2. Rahmani, E. et al. (2014)Effects of omega-3 fatty acids on sex hormone binding globulin, testosterone and menstrual status in women with PCOS. Iranian Journal of Reproductive Medicine, 12(6): 397-404. 
  3. Cussons, A.J. et al. (2009)Omega-3 fatty acids reduce liver fat and improve metabolic markers in overweight women with PCOS. J Clin Endocrinol Metab, 94(10): 3842-3852. 
  4. Zhou, S. et al. (2023)Effects of omega-3 supplementation on reproductive outcomes in obese women with PCOS undergoing ovulation induction. Frontiers in Endocrinology.